Exhortez le Parlement Européen à aider des millions d'animaux animaux qui sont dans les laboratoires
En novembre 2008, la Commission Européenne a proposé une nouvelle loi qui entend contrôler les expérimentations animales dans les 27 pays de l'Union Européenne. Ainsi, les député(e)s européen(ne)s et les gouvernements nationaux vont étudier cette proposition durant les mois à venir avant qu'elle ne soit finalisée. Environ 12 millions d'animaux sont utilisés et tués dans les laboratoires à travers l'Europe chaque année et cette loi sera déterminante pour le destin de dizaines de millions d'animaux dans les années suivant sa ratification.
Les politiciens peuvent changer cette proposition de manière à ce qu'elle devienne meilleure ou pire. C'est pourquoi PETA a un besoin urgent de votre aide pour obtenir le meilleur résultat possible pour les animaux avant que cela ne devienne une loi.
Apprenez-en plus (en anglais) sur la nouvelle loi et son effet pour les animaux. Utilisez alors notre formulaire en ligne pour envoyer une lettre aux Membres du Parlement Européen compétents dès aujourd'hui. Le vote est prévu pour le 31 mars, votre aide immédiate est donc extrêmement importante. Après quoi, votre aide sera sollicitée de nouveau pour prendre contact avec votre propre député(e) européen(ne) pour le vote le plus important de tous – gardez donc un œil pour un message de notre part avec plus d'information.
La lettre ci-dessous est adressée au Membre du Parlement Européen de votre région qui fait partie de l'importante Commission de l'Agriculture, qui vote la proposition fin mars. Nous avons tous plus d'un(e) député(e) européen(ne) et dans certains cas il peut y avoir deux député(e)s européen(ne)s de votre circonscription qui font partie de la Commission. Dans ce cas, nous vous enverrons deux lettres. Envoyez les deux si vous pouvez.
Chèr(e) Mme Anne Laperrouze,
Etant un de vos électeurs, je vous écris au sujet de la proposition de Directive sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (COD 2008/0211), actuellement en discussion à la Commission de l'Agriculture et du Développement Durable. En tant que sympathisant(e) de People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) France, je me sens profondément concerné(e) par ce sujet. Il est impératif que nous profitions de cette opportunité vitale pour offrir une protection décente aux animaux qui sont dans les laboratoires à travers l'Union Européenne.
Environ 12 millions d'animaux sont sujets chaque année en Union Européenne à des protocoles scientifiques susceptibles de leur causer souffrance physique comme psychologique. La plupart sont tués après une vie courte faite de confinement et de détresse. Il est vital du point de vue du bien-être animal que la nouvelle directive assure une réduction du nombre d'animaux utilisés, et leur niveau de souffrance.
C'est également dans l'intérêt commun des animaux et des êtres humains que des techniques de recherche non-animales reçoivent un maximum de soutien. La proposition de la Commission est sans aucun doute une amélioration de la directive actuelle mais on peut et on doit faire plus. C'est pourquoi je vous presse en tant que membre de la Commission à soutenir les amendements proposés qui cherchent à atteindre les buts suivants :
• Promouvoir le développement et l'usage de méthodes remplaçant l'expérimentation animale – en particulier, mesures pour soutenir l'établissement de Centres d'excellence européens et nationaux d'alternatives et de remplacement des animaux. Le remplacement des expérimentations sur animaux doit être placé au cœur de la nouvelle directive.
• Apporter une transparence authentique sur la conduite d'expérimentations animales et leur autorisation. Toute information qui n'est pas confidentielle (à l'exclusion donc des informations d'identité des individus ou des institutions, ou qui présente une sensibilité commerciale) doit être disponible pour le public et l'examen des experts avant que l'autorisation soit donnée et après les expérimentations elles-mêmes. Seul ce niveau de transparence peut fournir l'assurance que les expérimentations sont conduites selon les standards scientifiques et éthiques les plus hauts et donner au public l'information à laquelle ils ont droit sur les pratiques scientifiques et réglementaires.
• Mettre un terme à l'utilisation de primates non-humains dans les expérimentations. Les besoins complexes et psychologiques des primates ne peuvent jamais être satisfaits dans un laboratoire. Leurs capacités cognitives très développées signifient qu'ils endurent une souffrance particulière lorsqu'ils sont soumis à des protocoles scientifiques. Un calendrier pour la suppression de l'expérimentation sur les primates – ou pour une révision thématique de la directive, abordant l'utilisation des primates – est essentiel.
• Mettre un terme à toutes les expérimentations qui induisent une souffrance substantielle pour un animal – cette mesure est soutenue par 66 pourcent de la population française. Il n'y a rien qui justifie dans une société civilisée d'infliger une souffrance importante à n'importe quel animal.
Je vous invite également à vous opposer à toute mesure qui vise réduire le niveau de protection offert aux animaux. Pour conclure, j'espère que vous allez saisir l'opportunité cruciale présentée par la révision de la directive 86/609 pour faire avancer la cause du bien-être animal et de la science. Je vous serais très reconnaissant d'obtenir une réponse pour expliquer vos intentions de vote pour cette proposition cruciale.
Cordialement,